Préparer les réseaux du futur

Du domaine médical aux secteur agricole en passant par les universités, l’intelligence des objets investira de nombreux domaines de la société. Parfois qualifié de web 3.0, ce secteur doit pour le moment relever de nombreux défis. Comment faire communiquer des objets entre eux, aussi différents puissent-ils être? Interconnecter une fenêtre et un thermomètre, un capteur de CO2 et un ordinateur, c’est ce que le web sémantique permet. Ouvrir les frontières technologiques qui séparent les réseaux, c’est aussi ce que visent les recherches dans ce domaine du web tout comme celles sur l’Open RAN. Cette architecture réseau reposant sur un logiciel libre pourrait mettre fin à la domination des quelques équipementiers dont dépendent les opérateurs de télécommunications.

Mais l’augmentation du nombre d’appareils accédant aux réseaux ne cesse d’augmenter. Cette tendance risque de compliquer la circulation des données et de générer des interférences : des phénomènes de brouillage de l’information qui dépendent notamment du nombre d’appareils connectés. En s’intéressant à la nature des interférences et à leurs particularités, il est possible de mieux les traiter pour les limiter plus efficacement.

Les interférences se retrouvent par ailleurs dans des systèmes de télécommunications alternatifs comme le NOMA. Si celui-ci permet d’accueillir plus d’utilisateurs sur des réseaux grâce à un meilleur partage des sous-bandes de fréquences, l’interférence constitue chez lui un problème intrinsèque. Tous ces défis doivent être remportés pour que demain les réseaux puissent s’interconnecter efficacement et faciliter le partage de données entre consommateurs, exploitants de données, centres de stockage, et autorités.

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